23 juin 2022

France-Afrique : L’ancien président Tchadien, Feu Idriss Deby avait dénoncé la France.

L’ancien président de la république du Tchad, feu Idriss Deby Itno a craché la vérité dans les oreilles de la France, raison de son assassinat camouflé à une mort au front. Débi n’a jamais été tué au front, il a été assassiné par la France et ses obscurs collaborateurs comme Modibo Keita du Mali, Thomas sankara du Burkina Faso, Mahamar Kadhafi de la Lybie pour ne citer que ceux-ci. Raison pour laquelle certains présidents préfèrent s’escamoter sur la vérité. On ne peut se détourner de la France sans tentative de représailles. Voilà pourquoi nous, les maliens avons peur pour nos dirigeants actuels, à savoir le président de la transition colonel Assimi Goïta et son premier ministre Choguel K. Maïga.

La France est maitresse dans les tripatouillages  des constitutions africaines à sa faveur. Tous les présidents qui ont un troisième mandat en Afrique sont accompagnés par la France. Elle est devenue la bête noire pour l’Afrique et les africains. «J’aurais souhaité moi-même en 2002 m’arrêter comme j’avais promis en son temps au second mandat, c’est à dire en 2006. Je devrais céder au suivant mais la guerre a  éclaté, les mercenaires ont attaqué le  pays. Aussi généralement, dans la politique africaine la France intervient toujours. Je le dis haut et fort que la France a intervenu au Tchad. Je n’ai pas demandé, je ne voulais pas changer la constitution. Pour l’histoire j’ai refusé et je n’ai même pas fait la campagne. C’est toujours la France qui fait, c’est toujours la France qui critique et c’est toujours la France qui est derrière. » A martelé feu Idriss Deby.

Il poursuit ; «Quand le constitutionaliste est arrivé je ne l’ai pas vu. Je ne connais même pas son nom. Moi, j’ai refusé de changer la constitution. Ils ont passé par leurs arcanes, puisque l’Afrique pour la France il y’a rien a caché c’est entre ces mains. Et la France a changé la constitution du Tchad. Or J’ai dis que j’ai déjà donné ma parole de soldat de quitter le pouvoir en 2006. Il y a deux choses qui sont intrigués, la guerre évidemment et la deuxième chose c’est la France. Aujourd’hui c’est la même France qui a changé la constitution qui me critique pour autant. »

Selon Deby, la France se mêle dans tous les pouvoirs de l’Afrique francophone. «  C’est ce qu’on appelle la France-Afrique.C’est quelque chose qui a fait son chemin et il faut arrêter cette France-Afrique maintenant. Il faut éviter cette histoire de pré carré. Vous avez écouté dernièrement le président Alpha Condé de la Guinée Conakry qui a dit ici, qu’il faut couper ce cordon et moi-même, je suis du même avis ».

Le premier ministre Choguel Kokalla Maïga, donne raison à l’ancien président du Tchad feu Idriss Deby en déclarant, « Nous n’acceptons pas que ça soit les dirigeants Français qui nous dis ce qui est bon pour nous, c’est tout. Ceux à quoi ils sont habitués, c’est des dirigeants africains qui sont toujours là à accepter tout ce qu’on leur dit, parce qu’on les menace pour faire ce qu’ils ne veulent pas faire où ils doivent faire, on les intimide, on les renverse à toutes les occasions, ça nous ne voulons plus de ça. Il ne faut pas qu’ils se trompent de peuple où qu’ils se trompent d’époque où qu’ils se trompent de dirigeant. La jeunesse africaine ne veut plus de cette pratique là. La sécurité des maliens, la dignité de notre peuple, nous ne les échangerons contre rien, mais il y’a une forme d’humiliation, d’acharnement des autorités françaises contre des autorités maliennes que le peuple malien n’a pas accepté.»

Djita Djiré