23 juin 2022

MALI-Conseil de sécurité de l’ONU : la vérité crue du ministre Diop 

Le gouvernement du Mali est devenu un gouvernement responsable depuis que le colonel Assimi Goïta a pris les affaires en main dans le pays. Après le premier ministre et chef du gouvernement, Dr Choguel Kokala Maïga qui a fait un discours héroïque sur la tribune de l’ONU. Voilà que le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop a craché la vérité dans les oreilles d la communauté internationale à la table du conseil de sécurité de l’ONU.

Abdoulaye DIOP, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali, du haut de la tribune du conseil de sécurité a dit ceux-ci «C’est très claire que,le Mali ne connait pas Wagner. Notre problème n’est pas Wagner, mais notre problème, c’est comment assurer la survie de notre Etat. Comme je l’ai rappelé qui a perdu les deux tiers de son territoire suite à l’intervention comme vous le savez. Notre problème c’est comment assurer la sécurité des maliens et des maliennes qui sont aujourd’hui désespérés et dont nous n’arrivons même pas à protéger leurs droits les plus essentiels ».

Il a indiqué aussi que «Notre souci c’est comment préserver l’unité de notre pays, comment préserver l’intégrité territoriale du pays.Cela passe naturellement pour nous par la diversification de partenaires notamment sur le plan sécuritaire et je rappelle encore une fois que le Mali à le droit de choisir ses partenaires et il le fera en toute souveraineté, comme chacun des pays au tour de cette table. Et je voudrai dire que nous allons continuer dans ce sens, nous menons un certaine nombre de chose sur le terrain. »

« Le Mali reste ouvert à tous les partenaires comme je l’ai dit notre problème, ce n’est pas Wagner notre problème c’est comment assuré la sécurité dans notre pays. Et nous voulons connaitre, quelles sont les propositions qui sont sur la table pour pouvoir nous aider à répondre à ces besoins et tous les partenaires qui veulent contribuer à cet effort sont les biens venues. Le Mali n’acceptera pas qu’un partenaire nous impose que si tels partenaire vient par la porte moi, je sors par la fenêtre ceci n’est pas acceptable »,a poursuivi le ministre Diop avant d’insister, «Je dois encore une fois rappeler que les grandes opérations d’envergures qui sont en cours au Mali se font dans le cadre du respect, du droit international humanitaire comme des droits de l’homme. Je salue les investissements qui ont été faites par les nations unies et par beaucoup de pays au tour de la table ici pour renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité du Mali. Je tiens aussi à rappeler que dans les cadres de ces opérations, le Mali respecte les droits de l’homme, pas pour faire plaisir à des partenaires étrangers mais le respect de droit de l’homme est pour nous même d’abord. Je rappelle que le Mali est un vieux pays de civilisation. » Monsieur Diop a rappelé que le Mali a enregistré une constitution dans le moyen-âge en 1235 la constitution de Kouroukanfouga  qui donnait une importance particulière au respect des droits humains. «Nous le faisons pour nous même d’abord, nous les faisons aussi pour répondre à nos engagements internationaux, nous le faisons par ce que nous sommes conscients que la lutte que le Mali est en train de mener contre les groupes terroristes, nous ne pouvons pas la gagner en violant des droits, nous avons besoin de gagner les cœurs et les esprits des Maliens. Le Mali n’a absolument aucun intérêt de s’engager sur cette voie et nous sommes conscients que cette voie peut se retourner contre nous. Mes Dames et Messieurs du conseil, soyez conscients que le Mali est aussi victime d’une guerre de désinformation qui vise justement à punir le pays pour ses choix mais je pense que nous allons pouvoir continuer ».

Amadou Sala Touré