26 juin 2022

MALI-La crise au centre du Mali : le conflit inter-communautaire ou le terrorisme 

Housseini Amion Guindo, ancien ministre, ancien député de la commune urbaine de Sikasso, président du parti politique CODEM et plateforme politique espérance nouvelle ‘‘Jigiya Kura’’  a animé une conférence de presse afin d’épauler sa participation pour la sortie de la crise au centre du Mali et lancer sa lettre pour endiguer l’expansion du terrorisme au Mali, le mardi 22 décembre 2020 à l’hôtel Salam. Il a vêtu sur ces différents points: Qui est Hounsseini Amion Guindo, Diagnostique de la situation sécuritaire actuelle du pays, proposition de solution (comment sortir dans la crise) ?

Housseini Amion Guindo dit ‘‘Poulo’’ qui signifie peulh sans troupeau. Ce surnom vient de son grand père paternel Housseini Diallo. Poulo est né en 1970 à Bandiagara et grandit à Sikasso. Marié et père de 4 enfants. Il est élu à la troisième région (Sikasso) du Mali de 2005-2007. En outre, il était ancien ministre au temps IBK.

Par ailleurs, c’est la première fois que Housseini Amion Guindo parle de la crise du centre du Mali. L’insécurité a gagné l’étendue du Mali, en commençant par le nord, centre et maintenant au sud. Et, si aujourd’hui certains maliens pensent que ce problème se résume au conflit inter-communautaire ou entre dogon peulh. Ils ont oublié la crise économique et financière,  le non fonctionnement des usines de CMDT, le barrage etc. ce qui a mené l’augmentation du taux du  chômage dans les grandes villes d’ailleurs partout dans le pays. Le manque de confiance entre les autorités et la population malienne d’où la création des milices  d’autodéfenses. « A Macina, San, Tominia,  Gao, Ségou il a ni dogon ni peulh mais il y’a le terrorisme et on ne parle pas du conflit intercommunautaire. Or les terroristes ont leurs camps à Sikasso, Koutiala, Yorosso, Kadiolo, Kolondieba, Bogouni et Yanfolila on ne parle pas d’ethnie. Mais on a toujours voulu faire croire à la communauté  nationale et internationale que la crise du centre est un problème dogon et peulh » a-t-il précisé.

En fin, pour sortir dans la crise, Housseini Amion Guindo propose les points suivants: Un plan « Marshall » pour relever l’économie rurale ; l’intégration des différentes milices dans l’armée régulière ; décentraliser et créer les « polices de proximité » ; harmoniser la lutte contre le terrorisme avec nos voisins et nos partenaires ; définir une doctrine claire et précise en matière de défense et de sécurité en rapport avec nos partenaires bilatéraux (avec nos voisins) et multilatéraux (avec nos partenaires internationaux).

Adam Maïga