26 juin 2022

MALI-L’imam Mahmoud Dicko : En perte de vitesse

Considéré avant comme un modèle pour certains maliens surtout les jeunes qui ont soif du changement, mais aujourd’hui, l’Imam Mahmoud Dicko est devenu méconnaissable pour tout ce beau monde à cause de ses sorties ratées. Adulé et considéré comme un messie pour les choses qu’il disait hier, il s’est carrément renier aujourd’hui en disant leur contraire.Il a été le premier a évoqué le plan machiavélique de destruction du Mali par la France. Il parlait alors de plan A,B,C que la France n’hésiterait à mettre en branle jusqu’à satisfaction ; «Les blancs cherchent à détruire le Mali. Ils ont commencé par la rébellion au Nord du Mali. Ils ont mis dos à dos les populations noire et celle blanche du Nord. Ils ont été compris après par le peuple malien. Maintenant, ils cherchent à mettre le conflit intercommunautaire et intra-communautaire précisément entre les peulhs et les dogons », avait déclaré l’Imam Dicko. Beaucoup de Maliens qui avaient compris le sens de ses propos lui avaient donné raison. Il disait être en avance sur la compréhension du plan de destruction Française du Mali, même sur les autorités de l’époque. L’Imam Dicko a aussi expliqué les raisons pour lesquelles, RFI a initié des émissions en langues Nationales Bamanakan, peulh etc.…

Quant ces émissions ont commencé sur Radio France Internationale(RFI), il a dit ; «Pensez-vous qu’ils utilisent vos langues nationales parce qu’ils vous aiment, non ? Ils utilisent ces langues puisque le plus bas peuple comprend. Ils ont fait la manipulation au niveau intellectuel et maintenant ils viennent au niveau analphabète pour en finir de nos nations».Mais comme à son habitude, onnhibilé par l’appât du gain, l’imam qui était l’autorité morale du M5-RFP n’a pas hésité à trahir le M5 en choisissant Moctar Ouane comme premier ministre de transition sous Bah N’Daw. Il est fâché contre les autorités actuelles de la transition parce qu’il n’a pas pu choisir ni le président, ni le premier ministre et encore moins les ministres. L’Imam Dicko  qui pense être incontestable et incontournable au Mali, se voit tiquer dans son orgueil, d’où ses sorties hybrides et sournoises qui sont entrain de le faire perdre aujourd’hui toute la somme de considération qu’il avait dans ce pays. En déclarant aujourd’hui que les autorités actuelles sont arrogantes, c’est parce celles-ci ont montré à l’Imam Dicko qu’elles n’ont pas besoin de lui dans la gestion du pays. Cette non considération de l’Imam de Badalabougou de la part des autorités de transition ont fini par faire lui une pirouette tombée dans l’incohérence la plus totale. En dépit de ce qu’il disait hier et qui est fait aujourd’hui, il traite les autorités d’arrogantes. La réalité est qu’il cherche toujours à avoir la mainmise sur le pouvoir. Son désamour envers  les autorités actuelles s’explique par le fait que celles-ci ne le consulte pas en prenant les décisions fortes du pays. Habitué à participer à la prise des grandes décisions de l’état comme c’était le cas avec les précédents présidents, Il n’est pas un homme à avaler de telles couleuvres sans broncher. Voici tout le pêché d’Assimi Goïta et de Choguel K. Maïga. Une chose est sure, il n’abandonnera pas, il veut influencer les autorités de la transition pour commencer à leurs dicter ses idées.

Amadou Sala Touré