14 août 2022

MALI-Selon le grand cinéaste panafricain, feu Sotigui Kouyaté, je cite : ” celui qui ne sait pas où il va, au risque de ne pas se perdre, doit retourner d’où il vient.”

MALI-Selon le grand cinéaste panafricain, feu Sotigui Kouyaté, je cite : ” celui qui ne sait pas où il va, au risque de ne pas se perdre, doit retourner d’où il vient.”

Désormais, cet adage bien inspiré doit être une règle de conduite pour les autorités actuelles de la Transition politique dans notre pays.

On peut très souvent penser que le terrain politique ressemble à celui des armes mais en réalité ils sont complètement différents.

CetteTransition politique issue de l’éviction du défunt IBk à la tête de l’État a véritablement connu des soubresauts à bien d’égards.

Pour rappel, après seulement 9 mois d’exercice, la phase 1 connaissait une interrompution inattendue avec la mise à l’écart du vieux Colonel Bah Ndao et son PM Moctar Ouane par les 5 jeunes Colonels.

A l’époque, la raison principale évoquée par le vice Président d’alors , le colonel Assimi est qu’il manquait de concertations franches et sincères dans la conduite des affaires avec eux qui ont risqué leur vie pour faire le coup d’État .
Il soutenait également que mieux s’ils n’agissaient pas pour corriger ce fait, les 5 Colonels risquaient de s’affronter au péril de leur vie.

Par cette affirmation, on pourrait aisement comprendre que ceux qui ont fait le coup d’État étaient liés par un pacte de sang et de solidarité agissante afin d’ assumer ensemble les hauts et les bas de leur aventure.

Quelque temps après, des soubresauts contradictoires avec la ligne de la Transition étaient tenus par le tonitruant Issa Kaou Djim, membre du CNT à l’époque.

Ce qui lui a valu d’être upuso facto retirer de l’organe législatif de la Transition.

Comme pour dire que les agissements de Kaou Ndjim sont tout simplement jugés incompatibles avec la ligne politique tracée pour défendre les intérêts supérieurs du pays.

Aujourd’hui, l’on est en droit de se poser la question: qu’est-ce qui a alors changé pour que cet esprit de solidarité et d’équipe entre les organes de la Transition vole en éclat ?

En ces temps, il n’est pas rare d’entendre des propos de certains par ci , le meilleur colonel de la Transition c’est un tel; ou ce colonel n’est pas clair; le PM est un véritable problème, etc.

Ce sont des moyens d’ instrumentalisation qui peuvent finir par fragilser le processus de la Transition..

Comment peut on dissocier les responsabilités des organes actuels de là transition dans la conduite du pays?

C’est du leurre si on vous oppose en trouvant certains bons, moins bons et mauvais.

C’est tout simplement une manière de vous amener au clash.

Votre pouvoir est issu d’un coup d’État qui doit vous rendre obligatoirement solidaires jusqu’au bout.

Si les jeunes Colonels ne prennent garde, ils pourront être divisés et se faire capturer un à un comme dans bien des cas précédents.

Malgré toutes les réserves objectives, les organes de la Transition doivent rester cohérents, solidaires afin de donner une chance à l’émergence d’un nouveau système politique dans notre pays.

Mahamane Mariko Pdt du CRAJ Faso-nyèta.